Edito de Décembre


13 décembre 2020 - 836 vues

Cette année laissera certainement dans les mémoires le souvenir d’un bouleversement considérable dans notre façon de regarder la santé, la mort, la liberté, le travail, la consommation. Il n’est pas question ici de juger les décisions qui ont été prises et seul le recul de l’histoire nous permettra en tous cas de mieux les comprendre.

 Pour autant chacun ressent bien la double nécessité de se projeter dans un futur complexe et improbable mais également de vivre un présent difficile et contraint.

L’épidémie qui nous frappe s’assimile par son ampleur aux grandes pandémies décimant autrefois la population : La comparaison s’arrête là car notre rapport à la maladie et à la mort est totalement différent de ce qu’il était il y a un siècle.

A l’aune de ce premier constat notre société s’est adaptée de bon gré (la plupart du temps) aux décisions des pouvoirs publics. Pour autant cette relative discipline n’a pas interdit plusieurs analyses et réflexions divergentes : parmi celles-ci relevons la charge que nous ferons porter aux jeunes générations ou plus récemment l’incompréhension devant certains arbitrages administratifs.

Les acteurs de la santé ont mesuré encore plus crûment les conséquences de la rigueur imposée depuis longtemps, confrontées aux impatientes nécessités de sauver des vies et d’apaiser les douleurs.

 Aujourd’hui, mais plus encore demain, nous avons compris que, pour beaucoup, l’organisation du travail s’appuierait largement sur l’utilisation intensive des solutions numériques : Si et seulement si le tissu économique de notre pays est en mesure de se remettre de ce séisme doublé d’un tsunami.

Bouleversements sociaux et économiques certes, mais également développement exponentiel d’une angoisse de l’avenir. Imposer une vie quotidienne en rupture complète du jour au lendemain engendre naturellement la sidération : Les réveils se révèlent souvent difficiles.

Ces faits sont indéniables mais nous ne devons pas perdre de vue une vérité première : l’homme est un être profondément résilient. Dès lors, il nous faut être confiant dans notre aptitude à communier dans un cercle familial chaleureux durant cette fin d’année, à réinventer une solidarité consciente, à construire une société respectueuse des valeurs naturelles et humaines.

En outre, nous devrons impérativement reprendre la maîtrise du TEMPS : la technologie nous a enfermé dans l’instantanéité et nous attendons des réponses à toutes nos questions dans l’heure qui suit. Nous ne dépasserons cette crise que lorsque nous aurons réappris le temps long, qui nous rappelle par exemple qu’un vaccin réclame, quels que soient les moyens financiers alloués, des études longues, des tests, des process de production à inventer, une énorme logistique à mettre en œuvre.

Aussi il est essentiel que chacun imagine et forge son futur en conscience. La peur n’évite pas le danger et nous devons réfléchir à nos choix qui portent en eux notre avenir et celui de nos enfants.

Info PLA se range définitivement aux côtés de ceux qui entreprennent, qui investissent, qui créent, qui préservent, qui écoutent, qui relient, qui enseignent, qui partagent. Nous sommes convaincus que l’engagement personnel de chacun pour porter ces valeurs permettra de supporter les conséquences de cette épidémie.

La reprise d’INFO-Pla demande du temps pour structurer son organisation et sa méthodologie. Nous partagerons bientôt avec vous la ligne éditoriale que nous sommes en train de finaliser ensemble.

Commentaires(1)

Connectez-vous pour commenter cet article
Admin, il y a 11 mois
test